Quand le développement économique du Burundi devient une réelle préoccupation

Des acteurs dans le développement du Burundi se sont exprimes ces derniers jours surtout pour évaluer l’année 2022 dans leurs domaines d’intervention.
Il ressort que le décollage économique du Burundi leur est une réelle préoccupation.

Le Burundi selon l’Olucome qui cite les institutions de Bretton Woods, est classé « premier pays le plus pauvre au monde avec un PIB par habitant et par an de moins de 260 dollars américains ». Pour Didace Ngendakumana, directeur général de l’agence de développement du Burundi, cela peut se comprendre du moment que ce pays a passé beaucoup d’années en guerre civile pendant que d’autres pays s’attelaient à rehausser le niveau de leur développement. Ce qui rencontre l’opinion d’un opérateur économique s’exprimant sous anonymat et qui indique que l’instabilité politique a retardé la mis en oeuvre des initiatives du développement.

Le directeur de Parcem, Faustin Ndikumana qui souligne aussi le chômage des jeunes, trouve les raisons du non décollage économique du Burundi dans le manque de vision , la corruption et les malversations économiques.
« On parle du plan national de développement du Burundi, de l’agenda 2040, de la vision 2025,…on n’evalue pas… Dans ce cas, on ne peut pas avancer sans cohérence… » martèle -t-il. De plus, le directeur de Parcem souligne que les malversations économiques bloquent les investissements directs étrangers, …
Cette situation n’est pas sans conséquence. Le chômage des jeunes est la cause du départ massif des jeunes vers l’Europe, la Zambie et vers d’autres pays comme le dit Faustin Ndikumana.
Un jeune étudiant de l’International Leadership university de Bujumbura regrette aussi qu’à cause du Chômage, certains vont jusqu’à s’adonner à la consommation des stupéfiants.

Des initiatives ont été prises pour encrancher le développement.
Le ministre en charge de la jeunesse rappelle la mise sur pied de la Banque d’investissement des jeunes (BIJE) mais aussi le projet PAEJ, prises pour soutenir les initiatives des jeunes.
Aussi des actions ont été menées pour encourager la sensibilisation à investir au Burundi comme le mentionne Didace Ngendakumana, parmi ces actions, « on peut citer la création de l’Agence de Développement du Burundi (…) concrétisé par le décret 100/255 du 15 novembre 2021 portant création, missions, organisation et fonctionnement de l’Agence de développement du Burundi « .
Les piliers de cette Agence dont: faciliter l’investissement privé, agir comme facilitateur de l’écosystème pour renforcer les capacités des PMEs, renforcer les capacités d’exportation.

Pour Gabriel Rufyiri, la réforme qu’il qualifie de profonde est l’Office Burundais des Recettes(OBR). Il signale à titre d’exemple que « avant la création de l’OBR, en 2009 , le Gouvernement encaissait 400 milliards Fbu par exercice budgétaire mais l’OBR collecte actuellement plus de 1000milliards Fbu par an.  »
Faustin Ndikumana quant à lui note surtout l’ouverture diplomatique du Burundi en indiquant que le chef de l’État a participé à plusieurs fora internationaux dont selon le conseil du directeur national de Parcem il faudra savoir tirer profit.

En perspective, pour soutenir le développement du Burundi, le président de l’Olucome trouve que le Burundi a besoin des coachs économique, une commission indépendante d’experts pour pour proposer des solutions notamment dans la maîtrise de l’inflation. Le directeur general de l’ADB(agence de développement du Burundi) invite les Burundais à travailler d’arrache-pied pour rattraper le retard économique.
Le directeur de Parcem propose une cohérence dans les initiatives mais aussi une lutte efficace contre les malversations économiques.

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