Burundi-cooperation: Journée de la coopération entre l’Union européenne et le Burundi

Ce vendredi 10/6/2022, sous le haut patronage du ministère burundais des affaires étrangères et de la coopération au développement, l’Union Européenne a organisé la première édition de la  » journée de coopération UE-Burundi ». Ce fut une occasion de toucher du doigt la diversité des interventions de l’union européenne au Burundi.

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Claude Bochu, Ambassadeur de l’Union européenne au Burundi a indiqué que cette journée vient au moment où l’union européenne et le Burundi ont entamé une nouvelle phase de leur partenariat après la levée des sanctions, mais aussi que les deux partenaires ont repris le dialogue politique pour de nouvelles perspectives de partenariat.

Et Claude Bochu de souligner que par cette journée L’UE se veut d’accroître ses interventions en agissant comme équipe. L’objectif de cette journée, précise-il, est de montrer au public burundais, la diversité, la richesse des programmes appuyés par l’UE au Burundi. Cette dernière intervient dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la culture,de l’énergie, des infrastructures, du développement rural, de la gouvernance, de la justice, de la société et de l’environnement.
Entre 2015-2021 l’union européenne a contribué à hauteur de 33% des appuis des partenaires au développement du Burundi, soit 900 millions d’euros, ce qui fait de l’union européenne le premier bailleur du Burundi.

Le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Albert Shingiro va dans le même sens en reconnaissant que l’union européenne accorde des appuis multiformes au Burundi, se réjouissant que les jeunes constituent la cible privilégiée de cette coopération, elle, qui constitue plus de 65% de la population burundaise.

Qu’est ce qui manque pour que l’UE apporte un appui direct au gouvernement du Burundi ? demande un journaliste. « Nous encourageons le président et son équipe sur le chemin des réformes de la gouvernance du pays et un certain nombre de dispositions doivent être en place, notamment la transparence des opérations financières,rétorque l’ambassadeur de l’union européenne au Burundi.
A la question de la situation des droits de l’homme et de la bonne gouvernance surlesquelles l’union européenne conditionne son aide directe, Albert Shingiro répond que la politique du gouvernement qu’il a représenté dans ces cérémonies privilegie les ressources locales pour financer ses actions. Si l’union européenne veut apporter un appui dans ce sens, ce serait un bonus, renchérit le ministre en charge de la coopération au développement.
Il explique tout de même que les droits de l’homme et la bonne gouvernance sont un processus auquel le Burundi est engagé. Mais la démocratie étant jeune dans ce pays, elle ne peut pas se comparer à celle de ceux qui viennent de passer 200 ans sur ce chemin.

La journée de la coopération entre l’union européenne et le Burundi s’est poursuivie par la visite des stands pour se rendre compte des projets et programmes appuyés par l’union européenne au Burundi.

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